Ours abattu par balles en Ariège : pour un ours tué, un ours doit être réintroduit
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Communiqué de presse
Groupe écologiste et citoyen - Eelv
au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
10 juin 2020
Le groupe des élu·e·s écologistes à la Région Nouvelle-Aquitaine exprime sa profonde colère après qu’un ours a été retrouvé le mardi 9 juin tué par balles en Ariège.
Jean-François Blanco, élu des Pyrénées-Atlantiques, qui avait fait de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées béarnaises une des priorités de son mandat, dénonce « un acte volontaire révoltant, triste et affligeant« . Pour lui, « la seule réparation possible et nécessaire sera de reprendre les réintroductions d’ours indispensables pour assurer la viabilité de l’espèce dans les Pyrénées : pour un ours tué, un ours réintroduit !« .
Nicolas Thierry, vice-président en charge de l’environnement et de la biodiversité estime que l’on « ne peut se montrer surpris de cet acte quand on crée les conditions pour que cela survienne : en donnant sans cesse des gages aux chasseurs, en annonçant la fin des réintroductions ou en créant des cellules pour lutter contre les opposants à l’agriculture chimique. Des conditions réunies pour générer un sentiment d’impunité« .
Dès septembre 2016, Nicolas Thierry portait ce dossier de réintroduction des ours dans les Pyrénées béarnaises auprès de Ségolène Royal, alors ministre de l’écologie. Demande réitérée à l’été 2017 par Jean-François Blanco à Nicolas Hulot.
C’est pourquoi notre groupe affichait sa satisfaction après la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées béarnaises en septembre 2018.
Cette réintroduction récompensait un travail de plusieurs décennies d’efforts en vue d’une meilleure cohabitation entre l’ours et le pastoralisme, l’ours et la chasse, afin de protéger l’habitat naturel de l’espèce.
Elle permettait également de réaffirmer l’identité pyrénéenne – conserver ce patrimoine génétique, c’est aussi conserver un patrimoine culturel fortement ancré (carnavals, blasons, mythes, légendes, contes et dictons pyrénéens associés à l’ours) – et de restaurer la biodiversité locale.
Le groupe écologiste va continuer avec encore plus de détermination son travail pour la défense de la biodiversité pyrénéenne : le respect des animaux dits « sauvages  » est aussi le marqueur d’un mode de vie plus écologique et donc plus civilisé.
Le groupe des élu·e·s écologistes à la Région Nouvelle-Aquitaine
Crédit photo : Janko Ferlic de Pixabay