[Lettre d’info] Actualités du groupe écologiste et citoyen EELV au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine – mai 2020

Toute l’actualité du groupe écologiste et citoyen EELV au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

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L’actualité de vos élu·e·s au conseil régional

Lettre #13
Avril 2020

Pour une Nouvelle-Aquitaine résiliente

Tribune publiée sur Aqui.fr

Le choc de la crise liée au coronavirus a montré la fragilité de notre société, de nos modes de production, autant pour ce qui nous nourrit que pour ce qui nous protège. Elle n’est pas seulement sanitaire, elle est structurelle à notre société, construite par des politiques accordant une priorité systématique à l’économie libérale entraînant une incapacité à faire face aux crises sanitaires, écologiques, sociales.

Il est aujourd’hui de notre responsabilité de permettre à notre territoire, à ses habitants et à ses acteurs économiques d’éviter le pire, et de voir leurs besoins essentiels préservés des effets des crises majeures à venir : c’est ce que l’on appelle la résilience. La résilience d’un territoire est sa capacité à se préparer aux chocs et crises écologiques, sanitaires, sociales, économiques et à les surmonter. 

En 2020, il est temps pour la Nouvelle-Aquitaine d’être à la hauteur de son nom : nouvelle région, nouveaux défis, nouvelle ère politique. Construire la résilience de nos territoires est aujourd’hui la trajectoire dans laquelle nous devons nous engager. 
 

Tribune à retrouver dans son intégralité sur notre site


73M€ d’aides régionales pour traiter les vraies urgences ?

 


Le 10 avril dernier une séance plénière de la Région s’est tenue en visioconférence pour adopter un plan d’urgence doté de 73 millions d’euros.
 
Dans ce contexte inédit, Léonore Moncond’huy, notre co-présidente s’est réjouie de « la multiplicité d’initiatives solidaires, et les engagements de tous les travailleurs du quotidien des secteurs essentiels à notre vie quotidienne », l’occasion pour elle de « remercier les soignants, tous les acteurs des circuits alimentaires, les producteurs, les caissières, les enseignants, les éboueurs…« .
 
Vigilante, elle a averti que « dans les moments de crise la démocratie doit être une exigence inconditionnelle, parce-que c’est là qu’elle est le plus fragile » tout en déplorant que « jamais, dans ce système mondialisé, l’écologie n’a été prise en compte comme mode de pensée pouvant réguler ces excès mondiaux, excès dont nous faisons toutes et tous l’expérience de leur impact, à notre échelle, locale.« 
 
C’est avec cette boussole écologique qu’elle a exprimé fermement la position du groupe sur l’examen de la création de l’association de préfiguration TARMAQ, un projet de Cité des savoirs Aéronautiques et Spatiaux : « ce n’est pas la priorité. Nous avions demandé le retrait de cette délibération, nous n’avons pas été entendus, nous nous prononçons donc CONTRE sa mise à l’ordre du jour aujourd’hui. Le vote porte seulement pour l’association de préfiguration, qui à elle seule coûte 1 million d’euros, par an. Un million, pour une association, c’est un cinquième des fonds d’urgence consacré aux 16 000 associations employeuses, aux 23 000 structures de l’ESS ? C’est l’ensemble du budget vie associative annuel de la Région, hors emplois associatifs ! « 

Toutes les interventions de la séance plénière en cliquant ici


Anticipons le crash de la filière aéronautique

de Nouvelle-Aquitaine

 


Communiqué de presse du 19 avril 2020
 

Les écologistes veulent une Région stratège pour déterminer les secteurs à soutenir en priorité dans les plans de relance, en privilégiant nos besoins vitaux : l’alimentation, la sécurité et la santé. La période inaugure la remise en question des secteurs non essentiels comme les transports aériens qu’il faut réorienter.

Ce secteur est le double vecteur des principales menaces qui pèsent sur l’humanité : dissémination foudroyante des pandémies actuelles et futures, et émission massive des gaz à effet de serre qui accélèrent le réchauffement climatique.

Nous proposons donc que toutes les aides publiques de la Région Nouvelle-Aquitaine en direction de l’industrie aéronautique et des structures aéroportuaires soient désormais conditionnées à des obligations de transition écologique, et engagent la réorientation de ce secteur.

Alors qu’une réflexion sur « Le monde d’après » pourrait amener à repenser l’impossibilité de maintenir la folle croissance de plus de 5 % par an du transport aérien qui fait quasiment doubler le nombre de passagers tous les 10 ans, nous refusons la course en avant qui ne cherche qu’à en pallier les tares.

Non, ce n’est pas en recherchant une chimérique efficacité énergétique des avions avec l’objectif hors d’atteinte – de baisse de 90 % d’émission, qu’on pourra juguler les émissions polluantes du transport aérien.

C’est seulement en réduisant le trafic aérien, à commencer par le trafic intérieur, au bénéfice de solutions ferroviaires notamment.

Lire le communiqué dans son intégralité sur notre site


Relocaliser les systèmes alimentaires :

une véritable urgence

 


La faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers réunissait le mercredi 11 mars 2020 de très nombreux intervenants pour une journée de colloque intitulée « La relocalisation des systèmes alimentaires : un défi pour le droit ».

Six tables rondes articulées autour d’un thème, d’un conférencier et de discutants où de nombreux sujets ont été abordés : la démocratie alimentaire territoriale, le foncier, la place des collectivités…

Jérôme Orvain, notre délégué à l’agroécologie et à l’agriculture biologique intervenait dans la partie dédiée à la réflexion autour de l’action sur les filières et comment repenser les règles du marché. L’occasion pour lui de partager son expérience de paysan creusois et du travail mené depuis des années pour valoriser localement sa production de viande.

Intervention de Jérôme Orvain à écouter ici (à partir de 0:28)

Thierry Perreau, élu du territoire Loudun Thouars et président de la Commission d’évaluation des politiques publiques, a pris la parole en tant qu’acteur majeur d’une collectivité dans la partie dédiée à la réflexion autour de la gouvernance du territoire et les moyens de la repenser.

Intervention de Thierry Perreau à écouter ici (à partir de 1:07:00)


Pourquoi la forêt est notre meilleure chance
pour faire face au défi climatique

 


La publication du GIEC, parue le 8 août 2019 nous appelle à reconsidérer les forêts comme notre meilleure chance d’atténuer et de nous adapter aux conséquences des dérèglements climatiques.
 
Alors, il est urgent de trancher cette question politique primordiale : les forêts doivent-elles être considérées comme bien commun patrimonial, à financer collectivement, car d’intérêt collectif, ou s’agit-il de biens privés, dont les propriétaires percevant les recettes, doivent assumer la part la plus importante du financement et de la protection ?  Le financement public doit-il soutenir des méthodes sylvicoles allant à l’encontre de la survie des forêts ?
 
Le groupe écologiste et citoyen de la région Nouvelle-Aquitaine s’est saisi des problématiques forestières depuis le début du mandat. Malgré sa gouvernance morcelée complexifiant nos actions, les études scientifiques parues en 2019, nous ont donné les arguments pertinents pour défendre un autre type de sylviculture et nous avons déposé une motion sur la résilience des forêts, lors de la séance plénière du 17 décembre, votée à une large majorité par l’assemblée régionale de Nouvelle-Aquitaine.
 
À la même période (décembre-janvier 2020), la consultation publique sur le « PLAN Régional Forêt Bois » nous a permis de réaffirmer les priorités écologistes de résilience sylvicole à l’horizon 2027 : les constats et  intentions ne suffisent plus et les actes politiques doivent suivre à hauteur des enjeux  climatiques.
 

Lire notre contribution à la consultation du public


Dans le monde d’après : plus jamais
de Caussade et pas d’hyperloop

 


Nous restons mobilisés et vigilants sur ces deux dossiers emblématiques du gaspillage d’argent public, des destructions environnementales et de la privatisation des biens communs au profit d’une minorité.

Lac de Caussade :  après le revirement de l’État dans la gestion du dossier du lac de Caussade qui acte la politique du fait accompli au détriment du respect de la Loi, Nicolas Thierry, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine à l’environnement et à la biodiversité a déploré « le message désastreux envoyé par l’État qui ouvre la voie à une confiscation d’un bien commun par une minorité. Le gouvernement entérine un coup de force  et le non-respect de l’état de droit. La gestion quantitative et qualitative de l’eau nécessite un débat apaisé, démocratique et transparent. La décision de la ministre fait fi de ces conditions indispensables à une décision politique acceptable par tous ». 
Dossier de l’hyperloop : nous avons alerté sur le gaspillage de 2 millions d’euros de fonds européens FEDER, gérés par la région Nouvelle-Aquitaine, pour la création d’un pôle de compétence et d’un centre de tests sur la recherche et l’innovation en transports à très grande vitesse hyperloop.

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