Multiplication des incidents ferroviaires au sud de la Nouvelle-Aquitaine : les élu·e·s écologistes régionaux défendent les alternatives à la création d’une nouvelle LGV !
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Dans la nuit du 30 au 31 août, plus d’un millier de voyageurs se sont retrouvés bloqués dans le sud de la Nouvelle-Aquitaine, suite à une panne d’alimentation électrique causée par des caténaires défectueux.
Si le groupe des élu·e·s écologistes régionaux partage le constat formulé dans le communiqué émanant de la Région Nouvelle-Aquitaine sur « la dégradation préoccupante du réseau »  alors que ce même « réseau ferroviaire est l’épine dorsale et la solution pour accomplir la transition énergétique », il récuse une fois encore la vision exprimée par la Région affirmant que la « complémentarité des transports du quotidien est essentielle qu’ils soient TER, Intercités ou LGV ».
Mais quand la Région Nouvelle-Aquitaine communique sur « la nécessité d’une ligne nouvelle », les élu·e·s écologistes renvoient aux propositions d’alternatives* à la ligne à grande vitesse (LGV) : il est essentiel de repenser l’avenir de notre réseau ferroviaire sur d’autres bases et d’en finir avec le dogme pro-LGV.
Pour Christine Seguinau, présidente de la commission Transports, infrastructures, intermodalités, mobilités de Nouvelle-Aquitaine et présidente du groupe des élu·e·s écologistes régionaux : « rénover la ligne Bordeaux-Hendaye, c’est réduire le temps de parcours entre Bordeaux et Bayonne de 40% , préserver les sites sensibles qui seraient impactés par le nouveau fuseau LGV, réduire les nuisances sonores, multiplier par 7 la capacité de fret par rapport à 2010 pour un coût moindre et une desserte au plus prés des territoires ! »
Oui, des solutions alternatives à la création de nouvelles lignes existent ! Elles ont fait l’objet de rapports et d’études établis par des cabinets d’audit reconnus internationalement, qui démontrent, non seulement que le réaménagement des voies actuelles est une solution réaliste, mais que la création de voies nouvelles de par leur coût économique et environnemental viendrait au contraire affaiblir les capacités du réseau ferré au niveau régional.
Un rapport de la Cour des Comptes de 2014, « La Grande Vitesse ferroviaire, un modèle au-delà de la pertinence » pointait déjà « un modèle à bout de souffle au coût devenu non soutenable » et rappelait que « aucune des 6 LGV citées dans le rapport n’a atteint les objectifs de rentabilité annoncé », « une rentabilité socio-économique systématiquement surestimée » quand la France n’a plus les moyens de financer le coût trop élevé de ce modèle […] : 26 millions d’euros le km pour le projet Sud-Europe Atlantique » par exemple. Et de recommander de « concentrer, en priorité les moyens financiers sur l’entretien du réseau et ne pas financer des projets non rentables ».

Nous rappelons que le Conseil régional a voté en avril 2019 un plan directeur d’investissement ferroviaire, chiffré à plus d’un milliard d’euros à minima pour éviter la fermeture des lignes des trains du quotidien à l’horizon 2027 et que son président, s’est engagé à ne pas financer les LGV sur des budgets régionaux.

Désormais, le gouvernement promet 4,7 milliards d’euros pour le rail dans son plan de relance (fret, régénération petites lignes et modernisation du réseau), cela paraît bien faible !

Nous,  élu·e·s écologistes régionaux, restons toujours déterminés et réaffirmons, aux côtés des autres opposants, la nécessité de modernisation et de rénovation des lignes existantes, sans pour autant s’engager dans de nouvelles infrastructures qui mettent à mal aussi bien l’environnement que les finances publiques.

 
* Voir notre dossier consacré aux alternatives : https://bit.ly/2EOHUiX

 

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