Ligne La Roche-sur-Yon – Thouars : une urgence à traiter, un potentiel à développer
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Communiqué de presse
Groupe écologiste et citoyen – Eelv
au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
23 juillet 2020

Lors de la commission permanente du Conseil régional du 17 juillet, la convention relative au financement des études préliminaires pour le renforcement des infrastructures ferroviaires du tronçon La Roche-sur-Yon – Thouars a été adoptée. En avril dernier, la Région Pays-de-la-Loire avait voté une délibération similaire.

Les élu·e·s du groupe écologiste se félicitent du nouvel élan donné à cette ligne actuellement en souffrance. Cela met à la fois l’accent sur la nécessité d’une montée en qualité du trafic voyageurs mais également sur l’augmentation du potentiel du fret ferroviaire entre les Régions Nouvelle-Aquitaine et Pays-de-la-Loire.

Pour Christine Moebs, conseillère régionale, présidente de la commission Transports et Infrastructures de Nouvelle-Aquitaine : « Parce que cette ligne engage deux Régions dans un mode de déplacement plus que jamais nécessaire et qu’elle est l’objet d’une grande demande des usagers pour les transports du quotidien, il était impératif d’unir nos volontés pour restaurer cette ligne historique aujourd’hui en grande souffrance ».

Thierry Perreau, Conseiller régional, élu de territoire du Loudunais-Thouarsais, encourage lui aussi de cette approche inter-régionale. « La vie des gens ne s’arrête pas aux frontières administratives. C’est pourquoi nous nous réjouissons de la dynamique engagée pour cette reconquête du transport voyageur par rail alors que cette ligne rencontre aussi chaque été un énorme succès sous l’appellation Train des plages » .

« La régénération de ces 117 km devrait permettre, à terme, la ré-ouverture complète du sillon ferroviaire qui se poursuit vers Montreuil-Bellay et Saumur. C’est ainsi un axe rapide en direction de La Rochelle qui se dessine. La ligne offrirait à notre Région, en allégeant l’axe Nantes-Saint-Pierre-des-Corps, de  nouvelles dessertes des Deux-Sèvres pour ensuite mieux servir la façade atlantique ».

Cependant, tout comme les écologistes de la Région Pays-de-la-Loire, « nous alertons sur l’urgence de la phase opérationnelle. La ligne nécessite des travaux à très court terme pour mettre fin aux ralentissements mais surtout pour éviter une fermeture qui pourrait lui être fatale », soulignent-ils.

Christine Moebs, Présidente de la commission Transport et Infrastructures de Nouvelle-Aquitaine

Thierry Perreau, Conseiller régional, élu de territoire du Loudunais-Thouarsais

 

Extrait de la délibération

La ligne reliant Thouars à La Roche-sur-Yon, d’une longueur de 117 km, est située sur les Régions Pays-de-la-Loire (66 km) et Nouvelle-Aquitaine (51 km). Elle présente un enjeu majeur pour l’accessibilité des territoires du nord des Deux-Sèvres et de l’est de la Vendée avec une desserte TER quotidienne constituée de 8 trains entre La Roche-Sur-Yon et Chantonnay, 2 trains entre Chantonnay et Bressuire, et 4 trains au-delà de Bressuire. Cette ligne accueille également une desserte interrégionale dite « Train des plages » entre Saumur et Les Sables-d’Olonne durant la période estivale. Les diagnostics de l’état de l’infrastructure réalisés en 2018 font apparaître un risque de limitation des vitesses de circulation à partir du service annuel 2021, compte tenu du vieillissement continu de l’infrastructure. Ces restrictions auraient des conséquences néfastes sur la qualité du service ferroviaire. En l’absence d’investissements, l’arrêt des circulations est envisagé en 2025. Pour remédier à ces dégradations, les partenaires souhaitent disposer d’une étude préliminaire relative au renouvellement de la section Thouars – La-Roche-surYon. Ce renouvellement s’inscrit dans la perspective du renforcement potentiel de l’offre de transport souhaité par les Régions des Pays-de-la-Loire et NouvelleAquitaine. Cette étude devra permettre de définir les besoins et le niveau de service attendus, d’établir un diagnostic technique de l’ensemble des composants de l’infrastructure, de préciser les modalités et les engagements financiers (y compris l’inscription de l’opération au programme travaux). L’objectif est une réalisation des travaux à l’horizon 2024.

 

crédits photos
KARELEM / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)