Intervention de Laurence Motoman : conventions de partenariat « tourisme » avec les Conseils départementaux des Landes et du Lot-et-Garonne
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Monsieur le président, cher.e.s collègues,

La signature de ces conventions de partenariat avec les départements du Lot-et-Garonne et des Landes est une évolution structurante pour le premier secteur d’activité de notre région, apportant 140 000 emplois et 18 Milliards de retombées économiques par an.

À la lecture de ces deux conventions, nous pouvons constater le volontarisme plus ou moins affiché en faveur du « Tourisme durable, soutenable » auxquels je rajouterais « écologique », qui ne figure pas dans la délibération.

Concernant la convention Tourisme durable avec les Landes, nous souhaitons relever une incohérence :

Art.2 : nous pouvons lire que le Département des Landes s’inscrit « dans un aménagement du territoire conciliant préservation de la nature, de la biodiversité et des activités touristiques ».

Et

Art. 3 : les quatre enjeux prioritaires ; dont la structuration de filières touristiques locales, comprend le soutien au golf, une activité qui préserve uniquement les activités touristiques, en détruisant la nature et la biodiversité.

Tourisme et golf sont logiquement incompatibles à court et moyen terme. Aucun golf ne pourra jamais être géré écologiquement, même en réduisant drastiquement, sa consommation en eau et en abandonnant l’utilisation des produits issus de la chimie de synthèse.

La première règle d’une gestion écologiques des espaces verts est la réduction au minimum de l’intervention humaine, pour permettre de préserver de la nourriture et des refuges en faveur de la biodiversité. Il est donc évident que des hectares de pelouse, coupés quotidiennement, ne peuvent se transformer qu’en désert pour la biodiversité.

Puisque l’article 7 de la présente convention permet l’évolution des engagements et actions du département des Landes, nous voterons « Pour » cette délibération.

Cependant, nous resterons vigilants quant à l’amélioration du déploiement de stratégies communes, afin de créer de nouvelles dynamiques territoriales pour un tourisme résilient.

Selon les territoires et pour diverses raisons, les transitions écologiques se développent à vitesse variable. D’où la nécessité de les accélérer, grâce à un accompagnement plus incitatif.

Soit, un soutien régional gradué, en fonction du volontarisme des engagements et de la temporalité d’actions planifiées par ses partenaires.

Je vous remercie.
[Seul le prononcé fait foi]