Pour la réintroduction d’une (ou deux) ourse(s) en vallée d’Aspe
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Quel calendrier pour la réintroduction de deux ourses femelles en vallée d’Aspe ? C’est la question posée par Nicolas Thierry à la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. La réponse est d’autant plus urgente que débutera bientôt la période d’hibernation pour les ours.

Le vice-président du conseil Régional en charge de l’environnement et de la biodiversité était aux côtés de Jean-François Blanco, conseiller régional du Béarn, ce lundi 19 septembre, à Oloron-Sainte-Marie, où ils tenaient une conférence de presse afin de rappeler les enjeux de cette réintroduction.

Il ne reste plus que deux ours mâles dans les Pyrénées occidentales : Néré (19 ans, de souche slovène) et Cannellito (12 ans, le fils de Cannelle, la dernière femelle de souche pyrénéenne tuée par un chasseur en 2004). Par comparaison, ce sont 27 ours (13 femelles, 8 mâles et 6 oursons) qui se répartissaient en 2015 les territoires, côtés français et espagnol, des Pyrénées centrales et orientales.

Sans un renforcement rapide (une ou deux femelles), le noyau occidental (Pyrénées-Atlantiques) est en effet condamné, réduisant à néant plusieurs décennies d’efforts publics et privés pour aller vers une cohabitation entre l’ours et le pastoralisme, l’ours et la chasse, et pour protéger les habitats de cette espèce.

La réintroduction d’une femelle est le seul moyen de conserver et transmettre le patrimoine génétique de la souche pyrénéenne que possède Cannellito.
La disparition définitive de la souche pyrénéenne constituerait en outre une perte d’identité pour les Pyrénées : conserver ce patrimoine génétique, c’est aussi conserver un patrimoine culturel fortement ancré (carnavals, blasons, mythes, légendes, contes et dictons pyrénéens associés à l’ours).

Politiquement l’hypothèse de cette réintroduction a fortement évolué ces dernières années, en témoigne le vote du 1er juillet dernier au Comité de Massif où pour la première fois cette hypothèse a recueilli une moitié de votes favorables.
On constate la même évolution positive du côté des citoyens, bergers, élus et acteurs économiques dans la vallée d’Aspe qui se déclarent favorables à une réintroduction.

C’est maintenant qu’il faut conjuguer nos efforts pour permettre l’indispensable réintroduction d’ourses en vallée d’Aspe.

Nicolas Thierry, vice-président en charge de l’environnement et de la biodiversité
Jean-François Blanco, conseiller régional du Béarn

Crédit photo : © Pascal Etienne

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